Le traitement d’image: une nécéssité?

Le 16/08/2011 dans articles en évidence, Documents sur la photographie, Logiciels, Matériel photographique

Petite réflexion personnelle par rapport au d’image

Depuis l’avènement de la numérique, la façon de faire ou de concevoir une a bien changé. Le post-traitement avec l’aide de puissants logiciels fait maintenant partie intégrante du processus créatif. Les photographes professionnels mentionnent que 50% du travail se fait derrière la caméra et l’autre moitié devant l’ordinateur. Est-ce- excessif, réaliste et nécessaire? Bref autant de questions et probablement autant de réponses.

Le but de cet article est de partager mon cheminement et ma vision de la photographie en général et aussi de vous amener à vous interroger sur les raisons pour lesquelles vous faites de la photographie et du traitement d’image (si vous en faites bien entendu).

Le tout a débuté en 2002. Nous fêtions le 50ème anniversaire de mariage de nos parents. Comme personne ne possédait de camera, je décidai donc sur un « coup-de-tête » de me procurer une caméra numérique Sony Mavica. J’ai donc pris une multitude de photo en mode « P », n’ayant alors aucune notion de base en photographie (ouverture, vitesse, ISO etc..). Par la suite, j’ai changé de caméra à quelques reprises et c’est devenu ma principale activité ou loisir en dehors de mon travail.

Comme je n’y connaissais strictement rien, je pensais qu’une photo représentait « toujours » la réalité.  Quelle déception lorsque je voyais le à l’écran.  Ce que je voyais à mes yeux était toujours différent du final. Je ne savais pas que notre oeil pouvait très bien gérer les  contrastes forts alors que la caméra était plutôt limitée à cet égard. De plus, l’effet d’un certain type de lentille (ex. : grand angulaire versus téléphoto) sur le final m’était encore une fois totalement inconnue.

C’est alors que j’ai lu et expérimenté ce que je venais d’apprendre afin d’en voir le résultat et par le fait même de comprendre mieux ce que je faisais. Je suis donc rendu compte que l’on ne pouvait pas, du moins actuellement, espérer reproduire fidèlement la réalité avec notre couple boîtier-objectif. La plage dynamique du (la capacité de gérér les tons foncés et clairs) est plutôt limitée par rapport à notre œil. C’est alors que j’ai compris que l’effet de silhouette que l’on pouvait « créer » lorsqu’un sujet quelconque était placé , par exemple, devant un ciel lumineux. Ce handicap (la plage dynamique du ) nous permettait donc d’être créatif et de se servir de ce dernier afin de réaliser des photos magnifiques.

Il y a eu par la suite les objectifs (du grand angulaire au téléphoto) et leur effet au niveau du rendu final. Un grand angulaire déforme et fait apparaître l’avant-plan comme plus grand et l’inverse avec un téléphoto. Bref, des observations anodines mais qui ont un impact très important sur le rendu final des photos.

Et le post-traitement dans tout çà?  Cela m’a pris un certain à l’accepter parce que je ne voyais pas son utilité, pensant que ce qui sortait de la camera, encore une fois, représentait la réalité. Oupsss!!! (encore une fois) j’étais dans l’erreur. Maintenant, TOUTES mes photos subissent un quelconque traitement. Cela peut être mineur et dans d’autres circonstances, plutôt drastique. On n’a qu’en penser au ou même au N & B, pour en citer que quelques exemples de types de photos où la créativité n’a pas de limites. Les logiciels actuels (ils sont différents et tous puissants) sont une extension du potentiel créatif et par le fait même indispensables.

Mais il ne faut pas oublier que pour réussir une bonne photo, il y a des principes de base à respecter. Par exemple, une exposition juste. On peut, par erreur  sous-exposer ou sur-exposer lors de la prise de vue. Les logiciels peuvent alors nous rendre un bien grand service pour corriger une erreur mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’efforcer d’exposer correctement dès la prise de vue. Il en est de même avec la composition. Le recadrage est souvent utile et renforce aussi notre créativité. Avec le temps, et cela n’est pas facile, on peut même nvenir  à penser déjà au genre de post-traitement que l’on appliquera à notre photo, dès la prise de vue.

Bref, ceci exprime ce que ressent à travers la photographie. Je crois sincèrement qu’il faut expérimenter et découvrir tout le potentiel du traitement d’image. Il est une extension nécessaire à la créativité et augmente notre ouverture d’esprit sur tout ce qui nous entoure.

Pour terminer, si vous avez le goût de réagir, ne vous gênez-pas!!!

 

 

 

Arnaud Roy

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4 réponses à Le traitement d’image: une nécéssité?

  1. Louise a écrit 18/08/2011

    Réflexion tr`es intéressante et ma propre réflexion rejoint chacun de vous. En fait le traitement de l’image, une nécessité peut-^etre pas mais un choix. Comme tu écris Arnaud , le rendu final ne correspond pas de fa¸con exemplaire `a la réalité et aussi il arrive que cela ne correspond `a ce que je ressens par rapport `a ce qui est photographié, tout ce qui touche `a ma perception,ma subjectivité. Le traitement de l’image me permet de corriger d’abord des erreurs `a la prise de vue ce que je tente tjs de minimiser en améliorant mes connaissances et il me permet d’explorer mon univers créatif, révéler mon regard sur ce que je photographie

  2. Un article bien intéressant à lire Arnaud et intéressant aussi de lire ton cheminement. Une chose, moi je dirais que 60% se passe à la prise de vue car la mise au point est une chose qui ne peut pas toujours se corriger au post-traitement. On se doit donc d’y être bien attentif.

    Pour ce qui est du post-traitement, ça devient presque essentiel à mon avis. À moins d’être très vigilant lors de la prise de vue(cadrage, exposition, balance de blanc. saturation etc etc). J’avoue que je travaille toujours en raw donc je m’attarde pas mal plus sur l’exposition, cadrage et MAP lors de la prise de vue. Le reste si nécessaire est fait en post-traitement. Aussi, j’ai compris avec le temps et les tutos disponible sur le net que le post-traitement apportait une touche de finition non négligeable. Que l’on recherche quelque chose de surréaliste ou réaliste, le post-traitement est là pour nous aider. De plus les outils disponibles sont maintenant rendus très puissant et je m’imagine mal faire un agrandissement 11 »x14 » sans post-traitement. En tout cas je ne suis pas rendu à ce point de contrôle de mon appareil photo.

    Bref chacun peut avoir son idée là-dessus, et je comprends que certain y verront une certaine complexité à travailler avec tout ces outils en post-traitement. Pas évident mais quand on voit le potentiel, ça devient intéressant.

  3. Pour moi la photo, c’est un peu du rêve. Ça prend bien sûr de la technique mais comme le dit si bien Arnaud, la caméra ne peut pas voir tout ce que l’oeil peut voir alors pourquoi ne pas se servir de tous les outils qu’on a en main pour réaliser ce que notre oeil a vu, ou a voulu voir ? Et la vision de l’un est différente de l’autre. Pour ma part la technique est présente mais que partiellement. Je prends mes photos au mieux que je peux et je corrige au besoin. Parfois on entend dire que c’est tricher que de corriger une photo (on entend cette phrase de moins en moins par contre) mais moi je pense que c’est travailler son art. Celui qui peint une toile peut corriger maintes et maintes fois avant d’arriver au résultat final. Je suis d’avis que c’est la même chose pour la photo.

  4. Merci pour cet article empreint de ton expérience et cheminement en photographie.
    Comme toi, je suis convaincu que la photographie ne représente pas la réalité et que, par le fait même, il ne sert à rien de vouloir donner un rendu réaliste. La photo n’est pas la réalité et elle ne sera jamais la réalité. Elle est une supercherie habile tout au plus
    Autant avoir une vision très subjective de cette réalité. Mais une vision qui bouscule l’autre dans sa perception et l’amène à se questionner sur ce qu’il voit.
    La photo, à mon avis, doit être une expérience en soit. Un appel à vivre une émotion . Une photo doit se suffire d’elle-même: sans titre, sans explication, sans description technique.
    Comment on y est arrivé n’a pas beaucoup d’importance pour l’observateur (ce qui ne veut pas dire que la technique n’a pas d’importance, mais ça ne devrait pas faire parti du discours autour d’une photo exposée)
    Et en même temps je me rend compte que ce que je décrit ne représente qu’une application de la photographie: celle qui se concentre sur l’aspect artistique de ce médium.
    En résumé, et pour en revenir à ton propos Arnaud, il y a les outils et il y a l’œuvre. Et pour moi, les outils ne sont pas une fin en soit, juste un moyen pour réaliser une vision.

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